dimanche 4 juillet 2010

source le journal du pays basque

Sujet à la une

Jon Anza: la famille tient le Parquet de Bayonne en suspicion

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02/07/2010

Goizeder TABERNA

«Nous sommes devant une série impressionnante d'éléments qui permettent d'être certain que ni les services de police, ni les services judiciaires n'ont correctement fonctionné», a déclaré Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH), lors d'une conférence de presse réalisée à Paris. Accompagnés par les représentants du Collectif Jon Anza et des membres de la famille de ce militant basque, les avocats Me Xantiana Cachenaut et Me Julien Brel ont annoncé avoir envoyé un courrier à la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie, pour demander la saisine de l'Inspection générale des services judiciaires.

Une demande d'enquête destinée à faire la lumière sur la procédure dirigée par le Parquet de Bayonne dès la déposition de la plainte de la famille de Jon Anza, le 15 mai 2009. Trois jours plus tard, la procureure de Bayonne Anne Kayanakis lançait les recherches. Or, s'appuyant sur les données de l'enquête préliminaire, Me Brel constate des insuffisances concernant les investigations réalisées à Toulouse.

La procureure se défend

Au lendemain de la déposition de la plainte, «une simple réquisition au bureau des objets trouvés» de la ville «aurait suffi», d'après l'avocat, pour retrouver la trace du militant d'ETA disparu le 18 avril, et retrouvé le 29 avril sans qu'on ait pu l'identifier. Effectivement, le passeport de Jon Anza y avait été déposé par une personne dont, d'ailleurs, le nom n'avait pas été enregistré, comme le relève le président de la LDH. L'avocat de la famille insiste sur le fait que l'hôpital Purpan, dans lequel avait séjourné J. Anza, inconscient, pendant plus de dix jours, «a respecté le protocole» défini dans les cas de personnes non identifiées, mais qu'il n'aurait «jamais reçu de réquisition» du Parquet de Bayonne. Un agent du CHU aurait confirmé à l'avocat qu'il «ne trouve pas trace de ces réquisitions». L'avocat poursuit : «l'enquête s'est arrêtée à Saint-Gaudens».

Selon la procureure de Bayonne Anne Kayanakis, contactée hier à la suite de la conférence de presse, dans le procès-verbal qui recueille la liste des hôpitaux interrogés aucun numéro de fax ni d'adresse n'a été précisé pour les établissements de Bordeaux et de Toulouse ; «ce qui ne veut pas dire qu'ils n'ont pas été réquisitionnés». Un autre PV certifierait que «les diligences ont été faites» auprès des hôpitaux de Toulouse et que les investigations n'ont rien apporté.

Hier, A. Kayanakis n'était pas informée du courrier envoyé par les avocats. Dans le cas où la simple transmission de document ne suffirait pas et que Michèle Alliot-Marie saisissait l'Inspection des services judiciaires, le protocole se mettrait en place. Pour une inspection régulière, la procédure pourrait durer entre quatre et cinq mois. Dans le cas d'une affaire, la durée pourrait être plus courte.

«Une raison d'Etat»

Aujourd'hui, le dossier est entre les mains d'un juge d'instruction toulousain et la famille s'est porté partie civile. Une étape «indispensable» selon Me Cachenaut afin que la famille ait accès au dossier, et surtout, parce que pendant des mois «l'enquête n'a rien donné», alors que 12 jours après la disparition du militant basque l'affaire aurait pu être résolue.

La famille ne croit pas dans la thèse des dysfonctionnements ; «toute l'enquête en souffre». Ce qui «amène à penser qu'une raison d'Etat justifierait cela». Les avocats ont constaté que les enquêteurs ont beaucoup cherché dans la direction des compagnies aériennes, laissant penser qu'ils travaillaient dans le sens de la thèse de la fuite de Jon Anza, défendue par le ministre espagnol A. P. Rubalcaba et relayée par M. Alliot-Marie. Cependant, au regard de l'oubli d'armes dans un hôtel toulousain par des gardes civils espagnols pendant la période des faits, Me Cachenaut affirme : «aucune hypothèse ne peut être écartée».

Pétition

«Lorsque certaines affaires concernent le Pays Basque, la Corse, ou d'autres dossiers sensibles de ce genre, apparemment la justice n'arrive pas à fonctionner correctement», a constaté le président de la LDH. Il a rappelé que la ligue a été fondée il y a 112 ans, à l'occasion d'une affaire «aussi troublante» : l'affaire Dreyfus. Depuis, la LDH reste vigilante sur les dérives de la Justice, et constate : «la loi n'est pas la même pour tous».

J.P. Dubois a affirmé son engagement pour la diffusion d'une pétition demandant que la justice fasse son travail dans ce dossier. Elle sera disponible via Internet.

jeudi 1 juillet 2010

bilingue français / espagnol

GARA > Idatzia > Euskal Herria 01/07/2010

La santé du prisonnier Arkaitz AGIRREGABIRIA se dégrade après 23 jours de grève de la faim

Arkaitz Agirregabiria est en grève de la faim depuis 23 jours aujourd’hui contre l’isolement qui lui a été imposé dans la prison française de Bourg-en-Bresse. Le mouvement pour l’amnistie a informé hier que la santé d’Arkaitz se dégrade “alors qu’il a décidé de poursuivre son mouvement de protestation jusqu’à ce que son isolement soit rompu”.

Ce prisonnier politique de Bilbao a été arrêté à Bayonne le 20 mai 2010 et incarcéré dans la prison française de Fleury après 4 jours de garde à vue. Quelques jours plus tard il fut transféré et placé en isolement dans la prison de Bourg-en-Bresse. Le 8 juin il débutait une grève de la faim.

C’est aussi le cas de Mikel Karrera arrêté au cours de la même opération policière que Agirregabiria. Depuis dimanche dernière il refuse lui aussi de s’alimenter, en signe de protestation contre son isolement, dans la prison de Rennes-Vezin.

Asier Aranguren, lui aussi, alors qu’il finit d’accomplir sa peine dans l’Etat français ce dimanche 4 juillet, a entrepris une grève de la faim depuis le 15 juin du fait qu’il risque fort d’être expulsé dans l’Etat espagnol et mise au secret par la police espagnole. Il exige le droit de vivre libre en Euskal Herria/Pays Basque. . GARA | GASTEIZ

GARA > Idatzia > Euskal Herria 01/07/2010

La salud del preso Arkaitz Agirregabiria empeora tras 23 días de huelga de hambre

Arkaitz Agirregabiria cumple hoy 23 días en huelga de hambre en protesta del aislamiento al que está sometido en la prisión gala de Bourg-en Bresse. El movimiento pro amnistía informó ayer de que la salud de Agirregabiria está empeorando, «aunque su intención es mantener la protesta hasta acabar con la situación de aislamiento».

El preso político bilbaino fue detenido en Baiona el 20 de mayo y, tras cuatro días de incomunicación, fue encarcelado en la cárcel francesa de Fleury. Días más tarde, fue trasladado y aislado en el penal de Bourg-en Bresse. El 8 de junio emprendió una huelga de hambre.

De la misma manera, Mikel Karrera, que fue detenido en la misma operación que Agirregabiria, desde el pasado domingo, a modo de protesta, también ha renunciado a ingerir alimentos en la prisión de Rennes-Vezin.

Asimismo, el preso político Asier Aranguren cumplirá la pena impuesta en el Estado francés este domingo, no obstante, ante el riesgo de ser expulsado al Estado español e incomunicado por la Policía española, el pasado 15 de junio emprendió una huelga de hambre para exigir el derecho a vivir libre en Euskal Herria

Por otro lado, en defensa de los derechos de los presos y refugiados vascos, anteayer fueron 21 las personas que se movilizaron en el barrio bilbaino de Otxarkoaga.

La AN cita a tres santurtziarras

Tres vecinos de Santurtzi están llamados a declarar hoy ante la Audiencia Nacional española, después de que la Ertzaintza les identificara por portar retratos de presos políticos vascos.

El movimiento pro amnistía de Santurtzi denuncia la estrategia represiva que busca «criminalizar la solidaridad», así como, «ahogar económicamente» a las personas que muestran afecto. En protesta por la citación de estas personas, mañana a las 12.00 realizarán una concentración en el Ayuntamiento y la herriko taberna permanecerá cerrada hasta las 17.00. GARA | GASTEIZ

samedi 26 juin 2010

JLuc del Campo et Aurore Martin seront jugés pour la deuxième fois
pour « REFUS DE PRELEVEMENT ADN ».
Ce procès pose à nouveau la question du harcèlement des militants et celle des dangers du fichage ADN.
Soutenons les !
Le jeudi 1er juillet à 13h45
devant le tribunal de Bayonne.


Jean-Luc del Campo eta Aurore Martin bigarren aldikotz epaituak
« ADNa HARTZEARI UKO EGITEA »gatik

Auzi berri honek militantziaren jazarpena eta ADNarekiko fitxaketaren lanjerak beste behin ere agerian uzten ditu.
Gure sustengua behar dute !
Ostegunean, Uztailaren 1ean
arratsaldeko 13:45etan, Baionako Baionako auzitegiaren aintzinean




jeudi 24 juin 2010

EZ AHANTZ! N'OUBLIEZ PAS !
AZKEN OSTIRALA KONZENTRAZIOA baionan
: euskal preso politikoak etxerat!
ekainak 25 juin
18:30
RASSEMBLEMENT EN FAVEUR DES DROITS DES PRISONNIER-E-S POLITIQUES BASQUES à bayonne
rond point ST LEON itzulgunean

source le journal du Pays Basque

La réponse du mandat d'arrêt européen sera donnée mardi prochain

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23/06/2010

G.T.

Le dossier du mandat d'arrêt européen à l'encontre de Ion Telleria est finalement arrivé à la cour d'appel de Pau. Absente lors de l'audition de la semaine dernière la demande formulée par l'Audiencia nacional espagnole a bien pu être examinée, hier. A l'issue de cette séance, le procureur de la république a demandé à la cour de valider le mandat d'arrêt européen ; la réponse sera rendue publique mardi prochain.

Originaire d'Idiazabal (Gizpukoa) et vivant et travaillant à Urrugne, Ion Telleria avait été arrêté le 9 juin, la justice espagnole lui reprochant d'avoir été porte-parole de Segi, mouvement de jeunes indépendantistes illégalisé sur le territoire espagnol et pas sur le territoire français.

Le jeune journaliste a demandé à la cour qu'elle ne valide pas «les lois injustes» en vigueur dans l'Etat espagnol en accordant lemandat d'arrêt européen dont il fait l'objet. La veille, lundi, une trentaine de jeunes s'étaient rassemblés devant le consulat d'Espagne à Bayonne, pour protester contre «les arrestations des membres de Segi»

lundi 21 juin 2010

source le journal du Pays Basque

Segi appelle à un rassemblementen soutien à Ion Telleria

19/06/2010

Mandat d'arrêt européen- Reporté car le mandat d'arrêt européen n'était pas encore arrivé, le procès concernant Ion Telleria aura lieu mardi prochain. La veille, le mouvement de jeunes abertzale Segi organise un rassemblement à 18 heures devant le consulat d'Espagne à Bayonne. «Les Etats français et espagnol, en s'attaquant à ces militants indépendantistes s'en prennent à un projet politique en entier», dénonce Segi dans un communiqué.

jeudi 17 juin 2010

euskaraz
(http://www.askatasuna-uztaritze.org/index.php?option=com_content&view=article&id=273:prise-de-parole-de-la-manif-du-12-juin
-a-bayonne&catid=26:collectif-des-prisoniers&Itemid=33)

Arratsaldeon deneri
Nous sommes ici en soutien au Collectif des Prisonniers Politiques
Basques. Dans ce Collectif, il y a aujourd’hui 724 personnes. Des femmes et des
hommes, des jeunes et des vieux, de toutes origines, de tous milieux et de
divers engagements politique. Tous sont derrière les barreaux en conséquence
du conflit politique.
Nous dénonçons sans arrêt la répression, de plus en plus intense. Nous la
voyons et la vivons chaque semaine. Mais en première ligne, c’est aux
prisonniers que sont portés en permanence les coups les plus graves.
En plus de ce que doivent subir tous les prisonniers, s’ajoute pour eux
une liste infinie de mesures d’exception : la dispersion, l’éloignement, les
entraves encore plus grandes à la communication, les interdictions
supplémentaires, les escortes, le harcèlement contre les familles, le harcèlement
contre toute forme de soutien, les condamnations toujours plus longues, l’
isolement…
Nous ne pouvons pas tous les citer, mais nous voulons lancer ici quelques
saluts particuliers.
Nous saluons et embrassons les avocats, déjà 7 à avoir été jetés en prison
pour avoir défendu les prisonniers et réfugiés politiques basques et 5 qui
s’y trouvent encore.
Nous saluons et embrassons les prisonniers qui sont maintenus en prison
malgré de graves maladies, au mépris de toutes les lois.
Nous envoyons notre plus chaleureux salut à tous ceux qui sont isolés d’
une façon ou d’une autre. Dans l’Etat français, 16 hommes et femmes sont
dans cette situation. Parmi eux, Eñaut Aramendi, Maite Aranalde et Mikel
Karrera, arrêtés il y peu de temps, qui ont été isolés des autres prisonniers
basques. Et les autorités et partis politiques français continuent de dire
que le conflit basque est un problème espagnol ?
Nous saluons aussi les 65 prisonniers qui ont déjà passé plus de 20 ans
derrière les barreaux. Parmi eux Gatza, Joxe Mari Sagardui, le plus ancien
prisonnier politique d’Europe, qui arrivera à 30 ans d’incarcération le mois
prochain. Parmi eux Unai et Jon Kepa Parot, Jakes Esnal, Txistor
Haramburu, qui après 20 ans sont toujours maintenus, par haine et vengeance, dans
les prisons espagnoles et françaises.
Nous saluons également la persévérance des familles, qui malgré toutes les
attaques, combattent et brisent tous les jours l’isolement que l’on veut
imposer à leurs proches. Agur eta ohore Joxepa.
Et nous saluons pour finir la mémoire de Jon, qui a passé lui aussi 21 ans
en prison et qui a été assassiné dans le cadre de la guerre sale que
mènent ensemble les forces de police espagnoles et françaises. Nous rendons
hommage à la détermination et à la dignité de sa famille.
La souffrance que les deux Etats arrivent à infliger est énorme. Mais
malgré tout cela, que font les femmes et les hommes en prison ? Ils sont EN
LUTTE.
Dans les cellules pourries, dans les pires conditions, et EN LUTTE !
Maintenus en prison bien après la fin de leur condamnation, condamnés à
vie et EN LUTTE !
Isolés, subissant cette torture blanche parfois pendant de longues années
et EN LUTTE !
Punis à cause de leur lutte, comme avec les transferts massifs de ces
dernières semaines et toujours DEBOUT ET EN LUTTE !
Nous leur envoyons d’ici notre soutien, notre solidarité, notre amour et
notre fierté.
Gora euskal preso politikoak!