mercredi 22 août 2012

abuztuak 23 aout baraualdia / jeûne de soutien

IOSU URIBETXEBARRIAri ELKARTASUNA !
ELGARRETARATZEA
nun: "CINQ CANTONS " bidegurutzean , baiona handian (victor hugo karrikaren bukaeran)
ordua :arratsaldeko 16etatik
ABUZTUAK 22 lehen elgarretaratzea eta gero egunero ordu berdinan.
ABUZTUAK 23an 
10:00/16:00
 BARAUALDIA
ESPANAko KONSULAren aintzinean  baionan
'ta gero berriz elgarretaratzea "cinq cantons"bidegurutzean !

SOLIDARITE avec IOSU URIBETXEBARRIA !
RASSEMBLEMENT
lieu: AU CINQ CANTONS , grand bayonne ( au bout de la rue victor hugo )
heure: à partir de 16h00
le 22 AOUT premier rassemblement et apres tous les jours à la même heure .
Le 23 AOUT
de 10:00 à 16:00
Jeûne de soutien devant le consulat d' espagne
puis à 16h retour au cinq cantons pour un deuxieme rassemblement !





 source le journal du pays basque:
Pays Basque

Après deux semaines sans s’alimenter, Iosu Uribetxebarria cesse sa grève de la faim

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23/08/2012
Antton ROUGET
“Iosu Uribetxebarria a décidé de donner priorité à la vie.” C’est par ces mots que Jon Garay, porte-parole du mouvement en faveur des droits des prisonniers Herrira, a annoncé hier que le prisonnier gravement malade avait décidé de mettre un terme à sa grève de la faim.
Après plus de deux semaines d’une grève de la faim entamée le mercredi 8 août, I. Uribetxebarria, “dans une situation d’extrême faiblesse”, n’a pas pu poursuivre son action. Entre espoir d’une libération prévue par la loi et désillusions quotidiennes, le détenu, atteint d’un cancer en phase terminale qui se bat pour profiter des derniers instants de sa vie auprès de ses proches, a finalement renoncé… à mourir avant d’être libre.
“Nous souhaitons montrer notre entier respect envers la décision prise par Iosu Uribetxebarria”, a immédiatement réagi le mouvement Herrira. Rappelant que la “loi et les droits de l’homme obligent” à la “libération immédiate” du prisonnier gravement malade, Herrira s’est aussi montré déterminé à poursuivre ses mobilisations. Ainsi, en plus des rassemblements quotidiens sur le perron de l’hôpital, dans plusieurs villes du Pays Basque Sud, ou encore à Hendaye et Bayonne, et des importantes mobilisations qui se poursuivent dans les prisons, un vaste mouvement de “jeûne de solidarité” va être lancé aujourd’hui. Devant l’hôpital de Donostia, devenu depuis plus de deux semaines le symbole de la lutte en faveur des prisonniers malades, Herrira a lancé un appel à jeûner toute la journée. A Bayonne, le mouvement en faveur des droits des prisonniers organise la même action devant le consulat d’Espagne.
Du côté du gouvernement espagnol, le procureur de l’Audience nationale attend toujours des “informations complémentaires” avant de statuer sur une éventuelle libération conditionnelle.

EPPK réagit au “cas Uribetxebarria”

“Ce ne sont pas des moments faciles ni agréables. L’heure est à la lutte, nous vaincrons !” Dans un communiqué remis au quotidien Gara – qui le publie dans son intégralité aujourd’hui –  le Collectif des prisonniers politiques basques (EPPK) est revenu, pour la première fois depuis le début du conflit, sur la situation du prisonnier Iosu Uribetxebarria.
Après avoir “chaleureusement” salué le détenu gravement malade hospitalisé à Donostia, l’EPPK indique dans son communiqué que le cas de Iosu Uribetxebarria est “le fidèle portrait” de la politique pénitentiaire menée par les Etats français et espagnol. Mais, “nous sommes au début de la fin”, prévient le collectif qui réclame la “libération immédiate” de tous les prisonniers malades et “le regroupement de tous les prisonniers au Pays Basque” pour qu’ils puissent participer au processus de paix.

mardi 21 août 2012

article du journal du pays basque

article du journal du pays basque :
Pays Basque

Iosu Uribetxebarria : la décision ne sera pas prise avant dix jours

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21/08/2012
Antton ROUGET
Les personnes les plus pragmatiques ont vu dans l’annonce du gouvernement espagnol, vendredi 17 août, d’accorder le troisième degré de détention à Iosu Uribetxebarria – qui permet l’éventuelle libération conditionnelle d’un prisonnier – un signe de règlement du conflit. Elles se sont trompées.
Des sources de l’Audience nationale espagnole ont en effet informé hier qu’à la demande du procureur, elles allaient réclamer des informations complémentaires sur la situation du prisonnier gravement malade et hospitalisé à Donostia avant de statuer sur son éventuelle libération conditionnelle. Une réclamation motivée par le besoin que l’examen médical soit signé par “des personnes concrètes” au lieu du sceau de la commission médicale, qui retarde de dix à 15 jours la décision concernant la demande de libération conditionnelle du détenu malade.
“La décision du gouvernement espagnol, à travers le procureur, de prolonger la situation de Iosu Uribetxebarria pour une durée minimum de dix jours correspond à un brutal piétinement des droits de l’homme”, s’est indigné, dès l’annonce de la décision du procureur, le mouvement en faveur des droits des prisonniers Herrira.
Indiquant, à partir du rapport médical, que le cancer de Iosu Uribetxebarria se trouve en phase terminale et que le détenu a “90 % de possibilités de décéder en une année”, Herrira a dénoncé une décision qui “vise à tuer” le prisonnier qui entame aujourd’hui son quatorzième jour de grève de la faim.

Les mobilisations se poursuivent
Grèves de la faim dans les prisons françaises et espagnoles, rassemblements et manifestations dans les sept provinces du Pays Basque, actions devant les différents sièges du Parti populaire : si la situation de Iosu Uribetxebarria s’enlise, les mobilisations pour réclamer la libération du prisonnier gravement malade, elles, se multiplient.
Six personnes qui ont escaladé la façade du siège du Parti populaire à Iruñea pour y hisser une banderole ont ainsi été arrêtées hier par la police nationale espagnole et sont accusées de “trouble à l’ordre public”. La semaine dernière, déjà, plusieurs actions similaires s’étaient déroulées devant le local du parti de Mariano Rajoy à Donostia ou devant l’antenne du gouvernement espagnol dans la capitale gipuzkoar.
Sur le perron de l’hôpital de Donostia – où douze personnes sont en grève de la faim –, les rassemblements quotidiens, à 11 heures et 18 heures, se poursuivent. Ce matin, plusieurs personnalités – artistes, musiciens, sportifs, professeurs d’université, etc. – y sont attendues pour apporter leur soutien au prisonnier hospitalisé et aux grévistes de la faim.

Le débat politique se cristallise sur la gestion du “cas Uribetxebarria”

Alors que le mois d’août est, d’habitude, propice à l’accalmie dans les différents partis politiques, la gestion du “cas Uribetxebarria” par le gouvernement de M. Rajoy a réveillé l’ensemble des formations. Après la multiplication des appels à la libération du prisonnier gravement malade – gauche abertzale, députés et sénateurs du Pays Basque Nord, etc. –, deux nouveaux acteurs ont réclamé, le week-end dernier, la mise en liberté de I. Uribetxebarria. Dénonçant l’attitude du gouvernement espagnol, le Mouvement pour une résolution intégrale du conflit en Pays Basque et la plate-forme Régions et peuples solidaires (R&PS) ont chacun appelé à la “libération immédiate” du détenu hospitalisé. “Avec ce type d’action [gouvernementale], le collectif qui rôde autour de l’ETA est en passe, pour la première fois, d’accéder au pouvoir.” Dans un tout autre registre, l’eurodéputé du PP et ancien ministre de l’Intérieur dans le gouvernement de J. M. Aznar, J. Mayor Oreja, a, lui, fermement condamné la décision du gouvernement de M. Rajoy d’accorder, vendredi 17 août, le troisième degré de détention à I. Uribetxebarria.

lundi 20 août 2012

SOLIDARITE! ELKARTASUNA!

IOSU URIBETXEBARRIAri ELKARTASUNA !
ELGARRETARATZEA
nun: "CINQ CANTONS " bidegurutzean , baiona handian (victor hugo karrikaren bukaeran)
ordua :arratsaldeko 16etatik
 ABUZTUAK 22  lehen elgarretaratzea eta gero egunero ordu berdinan.

SOLIDARITE avec IOSU URIBETXEBARRIA !
RASSEMBLEMENT 
lieu: AU CINQ CANTONS , grand bayonne ( au bout de la rue victor hugo )
heure: à partir de 16h00
le 22 AOUT premier rassemblement et apres tous les jours à la même heure .


IOSU ASKATU ! HAMALAUK ASKATU !
LIBEREZ  IOSU ! LIBEREZ LES PRISONNIER-E-S  POLITIQUES BASQUES GRAVEMENT MALADES !


Le 8 août 2012,A la société basque, de la part de Iosu Uribetxebarria Bolinaga, prisonnier politique basque.Par cette lettre, je tiens à vous tenir au courant de ce qui s’est passé hier et de la décision que j’ai prise à la suite de cela. La journée d’hier a été assez spéciale parce qu’ils devaient me faire des analyses. Pour moi, c’était très important de réussir, de faire face et de rester concentré pour l’analyse.Il faut dire qu’au début, le traitement des policiers, en général, n’était pas mauvais, [...]. Moi, je voulais rester avec mes proches et pour éviter les problèmes, je ne relevais pas les provocations. Mais doucement, les choses sont allées en s’empirant.Jusqu’alors, les proches et amis devaient rentrer par deux pour rester avec moi. Hier, ils nous ont dit qu’ils devaient rentrer un par un. “Nous sommes ceux qui édictent les règles.” Des amis avaient des incertitudes quant à la liste [des visiteurs] qu’il y avait. Ils ont demandé au policier de la leur montrer et il a refusé. Aujourd’hui, mon envie était de faire la TDM (tomodensitométrie) et la ponction et d’essayer de résoudre cette situation.[...] Le soir, au moment d’aller me coucher pour récupérer des forces, comme toujours, j’ai ouvert la fenêtre de la chambre pour l’aérer et la rafraîchir. (J’ai des barreaux à la fenêtre.) Ce que j’avais fait jusqu’à présent est devenu un problème, un policier a ordonné que la fenêtre devait rester fermée. J’ai tenté d’expliquer que la fenêtre a des barreaux, etc., mais en vain. “Vous, vous n’allez pas me dire à moi ce que j’ai à faire, la sécurité, c’est moi qui m’en charge”. Voilà à peu près ce qu’il m’a dit.J’ai essayé d’arranger les choses, mais en vain. A cours d’argument, il m’a dit de “ne pas le menacer et de ne pas lever la main” alors qu’il n’y a eu aucune menace et que je montrais seulement la fenêtre de la main.Face à une telle attitude fermée, j’ai appelé l’infirmière par la sonnette. [...] Bien qu’elle ne puisse résoudre le problème, pour qu’elle en parle au responsable ou au médecin et qu’il trouve une solution. L’interne est venu mais n’a rien pu faire, [il m’a dit] qu’il me comprenait, mais que ce n’était pas de sa compétence. Après ce dernier événement et au vu de ma situation générale, je lui ai dit que je ne ferai pas les analyses (TDM et ponction) et que j’entamais une grève de la faim, bien que sachant que, dans mon état, je ne durerai pas beaucoup de jours.Je ne demande rien de spécial, seulement un traitement juste prenant en compte ma situation. Vu la situation dans laquelle je me trouve, comment pourrais-je accepter des traitements atroces à l’encontre de mes proches ? C’est impossible !Donc, aujourd’hui, 8 août, à 00h00, j’entame une grève de la faim, d’une part pour ce que je vous explique ici et d’autre part, à mon avis le plus important, parce que le gouvernement espagnol est en train de faire durer une situation inacceptable en poussant la cruauté et la haine jusqu’à leur maximum. Il est inacceptable de maintenir 14 personnes très gravement malades en prison, dans les couloirs pénitentiaires de la mort. Les prisonniers malades à la maison !Je veux souligner que de la part des médecins de l’hôpital, des infirmiers, des aides-soignants, [...] j’ai, à tout instant, reçu de l’aide et des encouragements. [...] J’aurais, par contre, espéré plus d’implication de la part de la direction face aux problèmes engendrés.Pour terminer, madame, monsieur, jeune fille, jeune garçon, continuez sur cette voie, en faisant, tous les jours, le minimum [...] pour résoudre une fois pour toutes ce conflit. [...] Vive le Pays Basque libre ! Vive la classe ouvrière basque ! Aurrera bolie!Je vous aime énormément, tellement ! Merci pour votre main tendue.A bientôt les amis !

jeudi 16 août 2012

URGENT ! APPEL DE SOUTIEN LARGE ET POPULAIRE ! manifestation!

URGENT LIBEREZ IOSU ! SAMEDI 18 AOUT , 12h30 à BILBAO 

421 prisonniers politiques basques sont entrés en lutte pour exiger sa libération immédiate. 53 prisons sont concernées. Dans la plupart des prisons, les prisonniers sont en grève de la faim illimitée. Dans certains endroits, ils ont choisi d'autres formes d'action telles que refus de plateau, refus de sortir des cellules, rassemblements, affiches, envois massifs de lettres au ministère...
En ce qui concerne l'État français (23 prisons) :
  • Arles : refus de plateau + Ramuntxo Sagarzazu en fin de peine en grève de la faim en soutien à Iosu et pour dénoncer son expulsion imminente.
  • Gradignan : grève de la faim illimitée
  • Chalons-en-Champagne : grève de la faim illimitée
  • Châteauroux : refus de plateau
  • Fleury (femmes) : grève de la faim illimitée
  • Fleury (hommes – D2 et D3) : grève de la faim illimitée
  • Fresnes (femmes) : refus de plateau, grèves de la faim tournantes et rassemblements
  • Fresnes (hommes – D2, D3 et D10) : grève de la faim illimitée
  • St Martin de Ré : refus de plateau, grèves de la faim tournantes et envoi de lettres
  • Joux-la-Ville : refus de plateau
  • La Santé : grève de la faim illimitée
  • Liancourt : grève de la faim illimitée
  • Lyon Corbas : grève de la faim illimitée
  • Moulins (condamnés) : grève de la faim illimitée
  • Moulins (préventives) : grève de la faim illimitée
  • Nanterre : refus de sortir de cellule jusqu'à la libération de Iosu
  • Poitiers-Vivonne : grève de la faim illimitée
  • Rennes : rassemblements et envoi de lettre
  • Saint-Maur : grève de la faim illimitée
  • Tarascon : grève de la faim illimitée
  • Villefranche-sur-Saône : grèves de la faim tournantes
  • Villepinte : grève de la faim aujourd'hui lundi
À noter : les deux prisonnières politiques basques qui se trouvent à la prison de Seysses ont fait une grève de la faim le 9 août et sont sorties le 10 en promenade avec des affiches. Les surveillants leur ont demandé d'enlever les affiches, à quoi elles ont répondu que c'était une action pacifique. Les surveillants les ont alors jetées au sol et emmenées en cellule de force. Elles sont en grève de la faim illimitée depuis.
Dans l'État espagnol, 31 prisons sont concernées : A Lama, Algeciras, Almeria (femmes), Badajoz, Brieva, Caceres, Castello I, Castello II, Daroka, Estremera, Foncalent, Granada (Albolote), Herrera de la Mancha, Huelva, Jaen, Kordoba, Logroño, Mansilla, Murtzia I, Murtzia II, Navalcarnero, Ocaña I, Picassent, Puerto I, Puerto II, Puerto III, Sevilla II, Soto del Real, Teruel, Valencia (condamnés), Villena (plus de détail sur le site etxerat.info).
Par ailleurs, à l'appel du mouvement HERRIRA, un rassemblement a lieu chaque jour de 10h à 22h devant l'hôpital de San Sebastian – Donostia, où se trouve Iosu Uribetxebarria. Un rassemblement a également lieu chaque jour à 12h devant les sièges du gouvernement autonome à Bilbo – Bilbao, Gasteiz – Vitoria et Iruñea – Pampelune.

herrira iparraldea ! iosu askatu ! liberez les prisonnier-e-s politiques malades! hamalauk herrira !

Herrira Iparraldea via facebook

Libérez Iosu Uribetxebarria, immédiatement !

La décision qu’a pris Iosu Uribetxebarria, prisonnier poltiique basque d’entamer une grève de la faim pour obtenir de vivre les derniers moments de sa vie parmi les siens nous place toutes et tous face à nos responsabilités.
A l’emprisonnement de très longue durée, aux conditions de détentions souvent infra humaine subies, s’ajoute aujourd‘hui dans le

cas de Iosu et de 13 autres de ses compagnons de lutte, la cruelle perspective de mourir à court terme dans les caveaux pénitenciers.
C’est ainsi que nous sommes parvenu à toucher le summum de la cruauté appliquée aux prisonnier-e-s politiques basques par le gouvernement espagnol et le silence coupable de ceux qui savent et ne font rien.
HERRIRA exige que Iosu -et les 13 autres prisonniers politiques basques dont le pronostic vital est engagé ou pour lesquels les conditions de détention sont incompatibles avec leur état de santé- soit immédiatement libéré.
Cette exigence qui est nôtre se base sur trois critères majeurs ;
- Le critère de simple humanité. En effet, nous considérons comme totalement inadmissible de ne pas accorder à une personne humaine le droit de mourir dignement, entouré de l’affection des siens.
- Critère légal. Nous exigeons que les textes légaux s’appliquent sans restriction, et en la matière les textes organisant la remise en liberté des personnes dont l’état de santé est incompatible avec la détention.
- Critère politique enfin. Le contexte politique nouveau en Euskal Herri est incompatible avec toute forme d’acharnement à l’encontre des membres du Collectif des prisonnier-e-s politiques basque et des réfugié-e-s politiques basques. La libération de ceux-ci/celles-ci s’impose.
HERRIRA appelle toute personne attachée à ce que la logique de Paix et de justice en Pays Basque aille de l’avant, à se mobiliser et à faire preuve de solidarité à l’égard de Iosu Uribetxebarria et de ses 13 camarades gravement malades.
Libérez Iosu !
Libérez les prisonnier-e-s politiques malades !

Bayonne, le 10 août 2012
HERRIRA
 Courrier à Monsieur le Consul d’Espagne en poste à Bayonne.

Monsieur le Consul,

Par la présente, le mouvement populaire HERRIRA (d’Iparralde) attire votre attention sur la situation du prisonnier politique Basque Iosu Uribetxebarria.
Ce dernier -originaire d’Arrasate, âgé de 57 ans, incarcéré depuis 1987 est atteint d’un cancer du rein qui a métastasé aux poumons et au cerveau-, a décidé d’enta

mer une grève de la faim à l’hôpital de Donostia.
Iosu Uribetxebarria n’a qu’une demande ; vivre ses derniers jours entouré de l’affection des siens. Cette ultime demande d’un homme en fin de vie a été refusée par le gouvernement que vous représentez.
Nous vous demandons, Monsieur le Consul, de témoigner auprès du Gouvernement espagnol que vous représentez de l’émoi qu’a provoqué cette décision et de l’attente qui est notre ; accorder sans délai à Iosu Uribetxebarria la remise en liberté.
Il s’agit là d’une exigence citoyenne, empreinte de l’humanité qui s’impose face à pareille situation.
Dans l’attente de la décision qui s’impose au bénéfice de Iosu Uribetxebarria et des 13 autres prisonnier-e-s politiques basques gravement malades, nous vous adressons nos salutations.

A Bayonne.
Le vendredi 10 août 2012
HERRIRA



article du journal du pays basque:
Pays Basque

 

Les trois députés parlent d’une même voix

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11/08/2012
Antton ROUGET
Il est des situations extrêmes propices au rassemblement des forces, au dépassement des divergences. En plein processus de paix, la décision du prisonnier Iosu Uribetxebarria, gravement malade et hospitalisé à Donostia, de cesser de s’alimenter depuis mercredi pour dénoncer le refus du gouvernement espagnol de lui accorder la libération conditionnelle fait sans doute partie de ces moments critiques.
Des importantes mobilisations dans les prisons françaises et espagnoles aux déclarations des responsables politiques du Pays Basque Nord : les appels à la libération immédiate de Iosu Uribetxebarria ont traversé, hier, une grande majorité des courants politiques au Pays Basque Nord.
Colette Capdevielle, Sylviane Alaux et Jean Lassalle : signe du consensus autour de la question, les trois députés du Pays Basque ont publiquement pris position en faveur de la libération du prisonnier atteint d’un cancer du rein qui a métastasé aux poumons et au cerveau. Les deux députées socialistes des cinquième et sixième circonscriptions ont même participé au rassemblement organisé par Herrira, à Bayonne, devant le consulat d’Espagne. Une première.
“Les personnes malades doivent être soignées, chose qui n’est pas compatible avec la détention”, pour Colette Capdevielle, qui se fonde sur “le droit européen qui considère ce type de traitement comme inhumain et dégradant”. La prise de position est catégorique. Idem pour Sylviane Alaux qui s’est rendue à Bayonne “sans état d’âme” et qui, affirme-t-elle, aurait participé ce samedi après-midi à la grande manifestation prévue à Donostia si elle n’avait pas eu un empêchement personnel.
“La situation de ce détenu n’est pas compatible avec le processus de paix” : s’il n’était pas présent au rassemblement, le député centriste Jean Lassalle s’est, lui, déclaré prêt “à s’engager personnellement sur la question”. Jean-René Etchegaray et le sénateur Jean-Jacques Lasserre, ses deux collègues du MoDem présents à la conférence d’Aiete le 17 octobre dernier, ont eux aussi clairement pris position en faveur de la libération du prisonnier. “Il faut regarder son cas avec humanité en prenant en compte le fait que nous sommes dans une situation particulière dans la vie politique de ce pays”, a expliqué le sénateur des Pyrénées-Atlantiques. Nous n’avons pu obtenir les prises de position des autres responsables politiques du Pays Basque Nord présents à la conférence d’Aiete.
“Il est ici question de vie ou de mort. Nous sentons la gravité de la situation, qu’il ne s’agit pas uniquement d’une question politique.” Les mots sont de Gabi Mouesca, militant abertzale et membre de Herrira, au sortir du rassemblement organisé par le mouvement en faveur des droits des prisonniers basques, et peuvent expliquer les prises de position quasi unanime en faveur du prisonnier originaire d’Arrasate.

I. Uribetxebarria accepte de se soumettre aux examens médicaux

S’il poursuit sa grève de la faim, entamée mercredi dès les premières heures de la journée, le prisonnier Iosu Uribetxebarria, hospitalisé pour un cancer du rein qui a métastasé au cerveau et aux poumons, a accepté, vendredi, de se soumettre aux différents examens médicaux nécessaires.
Tomodensitométrie (TDM) et ponctions pulmonaire et cérébrale : le prisonnier originaire d’Arrasate avait dit dans un premier temps qu’il “ne ferai[t] pas ses analyses.”
Mais vendredi, après que l’administration pénitentiaire a accusé, par le biais d’une note de presse, Iosu Uribetxebarria de “ne pas collaborer”, le détenu est revenu sur sa décision, ont confirmé l’association des familles de prisonniers Etxerat et le mouvement Herrira.
En revanche, contrairement à ce qui a été diffusé dans certains médias, le mouvement Herrira a rappelé, par le biais d’un communiqué de presse, que Iosu Uribetxebarria n’a, par contre, jamais cessé de prendre ses médicaments.
Pays Basque

iosu askatu ! liberez iosu !

article le journal du pays basque:

Plus de 400 prisonniers protestent pour obtenir la libération de I. Uribetxebarria

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14/08/2012
G.C
Les mobilisations se poursuivent en solidarité avec le prisonnier basque Iosu Uribetxebarria et les autres prisonniers gravement malades. I. Uribetxebarria, qui entame son septième jour de grève de la faim, a dénoncé avoir subi insultes et menaces de la part de policiers dans la nuit de samedi à dimanche alors que des milliers de personnes avaient manifesté à Donostia dans l’après-midi. Alors que de plus en plus de mobilisations ont lieu, ce sont aujourd’hui 420 prisonniers qui mènent des actions de protestation dans plusieurs dizaines de prisons, tant dans l’Etat espagnol que dans l’Etat français.
Hier, les médecins de l’hôpital de Donostia ont pratiqué des examens sur le prisonnier en phase terminale de cancer et qui entame aujourd’hui son septième jour de grève de la faim. Selon la note qu’ils ont publiée, l’état du prisonnier est stable. D’autres examens devraient être pratiqués aujourd’hui.
Devant l’hôpital de Donostia, où ce sont maintenant dix personnes qui jeûnent en solidarité avec le prisonnier arrasatear, son frère a informé dimanche que les membres de l’ertzaintza (police de la Communauté autonome basque, CAB) chargés de le surveiller l’avaient empêché de dormir dans la nuit de samedi à dimanche. Ainsi, entre 23 heures et 1 heure du matin, ils auraient “empoisonné” la vie du malade. D’abord en ouvrant et fermant les stores puis, toujours selon son frère, ils l’auraient menacé et insulté. L’intervention d’une infirmière aurait permis de faire revenir le calme. Ces incidents ont eu lieu alors que plusieurs milliers de manifestants avaient battu le pavé de la capitale gipuzkoar samedi après-midi. La famille devait déposer plainte hier.
Tandis que le mouvement Herrira a annoncé des mobilisations qui allaient aller “crescendo”, dans les prisons, ce sont aujourd’hui 420 personnes qui participeraient à des actions de protestation selon l’association Etxerat. Une majorité d’entre eux se serait déclarée en grève de la faim, mais d’autres formes de protestation ont lieu : rassemblements dans les cours de promenades, refus de sortir de cellule, lettres aux autorités, refus de la nourriture de la prison, etc.
A l’extérieur, à partir d’aujourd’hui, des rassemblements sont organisés dans les quatre capitales de provinces du Pays Basque Sud. A Donostia, ils auront lieu tous les jours à midi et à 19 heures devant l’hôpital. A Bilbo, Gasteiz et Iruñea à 12 heures devant les délégations du gouvernement espagnol.
En réponse à cette mobilisation, le secrétaire général de l’administration pénitentiaire espagnole, Angel Yuste, a, lui, déclaré hier que “ni le chantage, ni la transaction, ni la concession n’ont leurs places dans l’application des peines et toutes ces initiatives destinées à faire pression sur l’administration pénitentiaire ne vont donc logiquement avoir aucun effet”. Le haut fonctionnaire a déclaré que la décision concernant la libération ou non d’Uribetxebarria dépendra “de la loi et de son état” de santé. Selon A. Yuste, 108 prisonniers étaient en grève de la faim dimanche et 51 autres devaient l’être hier dans les prisons de l’Etat espagnol. Depuis le début des mouvements de protestation dans les prisons, l’administration pénitentiaire espagnole est entrée dans une guerre des chiffres avec les mouvements de soutien aux prisonniers et tente de relativiser le mouvement. Curieusement, la presse espagnole et certaines agences de presse, telle l’AFP, se contentent de se faire écho de la version gouvernementale.
Par ailleurs, Antonio Basagoiti, président du Parti populaire dans la CAB, a déclaré sur les ondes de Punto Radio que “la grève de la faim des etarras” passait inaperçue pour la “grande majorité des Basques”.

vendredi 3 août 2012

berria journal un article

source : BERRIA
"Teresa Etxeberria
«Baionako jaietan ere, euskal preso politikoak presente dira gurekin»
A. RenteriaBaiona
arenteria@berria.info
Baionako bestetako azken eguna, igandea, herritarren egun nagusia izaten da. Jaiak bertze erritmo bat hartzen du, mahaien inguruan. Azken hamarkada luzean, presoen aldeko bazkaria egiten dute. Aro politiko berri bat abiatu baldin bada ere Frantziak eta Espainiak errepresioaren politika indarrean atxikitzen dutela salatzen du Etxeberriak. Presoen eskubideak errespetatzeko eskatzen dute, libre utzi bitartean.

Nolako giroa espero duzue gaur presoen aldeko bazkarian?

Hamabost urte baino gehiago bada bestetako azken egunean preso politikoen aldeko bazkaria egiten dugula. 300 pertsonarentzako janaria eginen dugu, eta musikaz animaturik egonen da. Bestetan alaitasuna da nagusi, baina ez dugu ahantzi nahi aldi berean euskal preso politikoak espetxean daudela. Nahiz eta Euskal Herritik eskua luzatu zaien, Frantziak eta Espainiak errepresio politika itsuarekin segitzen dute. Errepresioa ez da gelditu, eta horren adibide nabarmena da azken asteotan hainbat presok pairatu dituzten erasoak eta jipoiak, Chalon sur Saoneko espetxean adibidez. Familiek ere, traba handiak dituzte presoak bisitatzeko. Bazkarian goraki aldarrikatu nahi dugu jaietan ere preso politikoak gurekin direla.

Aldarria, bederen, presente da karriketan.

Jaiak garai alaia dira, herritarren poza eta bizi-gogoa adierazteko garaia. Horregatik da garrantzitsua alaitasun horren partaide egitea presoak, karrikan argi adieraztea gurekin nahi ditugula Euskal Herrian, libre, etxean. Preso politikoek eskubideak dituzte, gainerako herritar orok bezala. Alta, Frantziako presondegietan behin eta berriz urratzen dira haien eskubideak. Miaketak, bakartzea, jipoiak, bisitak egiteko trabak, ehunka kilometro egin beharra minutu gutxi egoteko senide edo lagunarekin. Guztien eskubideak zangopilatzen dituzte errepresioaren bidetik. Legeak berak dio presoak sorlekutik ahalik eta hurbilena egon behar duela. Euskal preso politikoen kasuan, kasu guztietan, eskubideak urratzen dira. Besta giroan eta alaitasunaren bidez, ozen adierazi nahi dugu presoen eskubideak aldarrikatuko ditugula eta lortuko dugula gure artera ekartzea.

Presoen gaia presente egon da besta egun guztietan. Irekitze ekitaldian, ostiraleko elkarretaratzean. Igandeko bazkariak irudirik jendetsuena ematen du?

Hirurehun pertsona karrikan bazkaltzen egotea bada zerbait, eta ondotik pasatzen diren jendeek ikusten dute badaudela herri honetan oraindik konpondu ez diren arazoak. Bazkaria aitzin, omenaldi bat eginen diegu presoei eta haien familiei. Bertsolariak egonen dira, eta aurreskua ere dantzatuko zaie. Gero, hitzartze politiko labur bat eginen dugu. Bi elementuak loturik daude: bestetako alaitasuna eta eskubideen aldeko borroka. Aldarria presente egon da besta egun guztietan, eta azken egunean, bazkariaren inguruan elkartuz, ikusgarritasun handiagoa ematen zaio. Ateratzen den dirua ere presoak eta familiak laguntzeko baliatuko da; ezin baita ahantzi sakabanatze politikak xahutze ekonomiko izugarria eragiten diela familiei eta lagunei."