IOSU URIBETXEBARRIAri ELKARTASUNA !
ELGARRETARATZEA
nun: "CINQ CANTONS " bidegurutzean , baiona handian (victor hugo karrikaren bukaeran)
ordua :arratsaldeko 16etatik
ABUZTUAK 22 lehen elgarretaratzea eta gero egunero ordu berdinan.
SOLIDARITE avec IOSU URIBETXEBARRIA !
RASSEMBLEMENT
lieu: AU CINQ CANTONS , grand bayonne ( au bout de la rue victor hugo )
heure: à partir de 16h00
le 22 AOUT premier rassemblement et apres tous les jours à la même heure .
IOSU ASKATU ! HAMALAUK ASKATU !
LIBEREZ IOSU ! LIBEREZ LES PRISONNIER-E-S POLITIQUES BASQUES GRAVEMENT MALADES !

Le 8 août 2012,A la société basque, de la part de Iosu
Uribetxebarria Bolinaga, prisonnier politique basque.Par cette lettre,
je tiens à vous tenir au courant de ce qui s’est passé hier et de la
décision que j’ai prise à la suite de cela. La journée d’hier a été
assez spéciale parce qu’ils devaient me faire des analyses. Pour moi,
c’était très important de réussir, de faire face et de rester concentré
pour l’analyse.Il faut dire qu’au début, le traitement des policiers, en
général, n’était pas mauvais, [...]. Moi, je voulais rester avec mes
proches et pour éviter les problèmes, je ne relevais pas les
provocations. Mais doucement, les choses sont allées en
s’empirant.Jusqu’alors, les proches et amis devaient rentrer par deux
pour rester avec moi. Hier, ils nous ont dit qu’ils devaient rentrer un
par un. “Nous sommes ceux qui édictent les règles.” Des amis avaient des
incertitudes quant à la liste [des visiteurs] qu’il y avait. Ils ont
demandé au policier de la leur montrer et il a refusé. Aujourd’hui, mon
envie était de faire la TDM (tomodensitométrie) et la ponction et
d’essayer de résoudre cette situation.[...] Le soir, au moment d’aller
me coucher pour récupérer des forces, comme toujours, j’ai ouvert la
fenêtre de la chambre pour l’aérer et la rafraîchir. (J’ai des barreaux à
la fenêtre.) Ce que j’avais fait jusqu’à présent est devenu un
problème, un policier a ordonné que la fenêtre devait rester fermée.
J’ai tenté d’expliquer que la fenêtre a des barreaux, etc., mais en
vain. “Vous, vous n’allez pas me dire à moi ce que j’ai à faire, la
sécurité, c’est moi qui m’en charge”. Voilà à peu près ce qu’il m’a
dit.J’ai essayé d’arranger les choses, mais en vain. A cours d’argument,
il m’a dit de “ne pas le menacer et de ne pas lever la main” alors
qu’il n’y a eu aucune menace et que je montrais seulement la fenêtre de
la main.Face à une telle attitude fermée, j’ai appelé l’infirmière par
la sonnette. [...] Bien qu’elle ne puisse résoudre le problème, pour
qu’elle en parle au responsable ou au médecin et qu’il trouve une
solution. L’interne est venu mais n’a rien pu faire, [il m’a dit] qu’il
me comprenait, mais que ce n’était pas de sa compétence. Après ce
dernier événement et au vu de ma situation générale, je lui ai dit que
je ne ferai pas les analyses (TDM et ponction) et que j’entamais une
grève de la faim, bien que sachant que, dans mon état, je ne durerai pas
beaucoup de jours.Je ne demande rien de spécial, seulement un
traitement juste prenant en compte ma situation. Vu la situation dans
laquelle je me trouve, comment pourrais-je accepter des traitements
atroces à l’encontre de mes proches ? C’est impossible !Donc,
aujourd’hui, 8 août, à 00h00, j’entame une grève de la faim, d’une part
pour ce que je vous explique ici et d’autre part, à mon avis le plus
important, parce que le gouvernement espagnol est en train de faire
durer une situation inacceptable en poussant la cruauté et la haine
jusqu’à leur maximum. Il est inacceptable de maintenir 14 personnes très
gravement malades en prison, dans les couloirs pénitentiaires de la
mort. Les prisonniers malades à la maison !Je veux souligner que de la
part des médecins de l’hôpital, des infirmiers, des aides-soignants,
[...] j’ai, à tout instant, reçu de l’aide et des encouragements. [...]
J’aurais, par contre, espéré plus d’implication de la part de la
direction face aux problèmes engendrés.Pour terminer, madame, monsieur,
jeune fille, jeune garçon, continuez sur cette voie, en faisant, tous
les jours, le minimum [...] pour résoudre une fois pour toutes ce
conflit. [...] Vive le Pays Basque libre ! Vive la classe ouvrière
basque ! Aurrera bolie!Je vous aime énormément, tellement ! Merci pour
votre main tendue.A bientôt les amis !